Ilim: Seigneurs de Nalrade

Lectures assidues

Arc du chevalier Yannick

Auparavant, à la nouvelle cité-état de Babylone, le chevalier Yannick se trouvait à la petite bibliothèque du manoir de Bradley, dans les sous-sols. Après s’être lavé sommairement, il s’y était rendu dans l’idée de trouver de la documentation sur l’élémancie. En chemin il croisa un garde qu’il commençait à reconnaitre et qui lui rendit sa salutation. Fouillant les rayonnages dans la pièce éclairée par le plafond grâce à l’électricité, il sortit quelques ouvrages: livres d’histoires, de contes, un traité sur la technomancie ainsi qu’un autre sur l’élémancie. Les livres et les contes arborés un titre traitant des éléments, ce qui attira son regard. Emportant finalement l’ouvrage sur la technomancie et celui sur l’élémancie, il alla s’installer à l’une des deux tables. Chacune d’elle pouvait accueillir trois personnes, et une pile de livres posés bloquaient une place si on ne les déplaçaient pas. S’installant le bras gauche ballant, il se mit à lire le petit traité d’élémancie:
" Dans cet ouvrage, je souhaite que tout un chacun puisse prendre connaissance de ce qui l’entoure et de la force primale des éléments. … "
On parlait de l’opposition et de la hiérarchisation des éléments; des incarnations; de ce qui était supposé être au commencement: le tout de manière sommaire mais relativement claire. L’on y détaillait aussi quelques sorts basique sur chaque élément, accompagné de dessins rappelant les katas des arts-martiaux.
La soirée s’installait gentiment et, pendant quelques heures, il parcourut les lignes, sa concentration lui permettant d’oublier rapidement la routine du va-et-vient. Finissant pas se relever alors que les lumières du plafond vacillaient, il estima ne pas avoir le temps de poursuivre sa lecture et rangea le second livre, mémorisant l’emplacement et se dépêchant de ranger avant de retourner dans sa chambre. Peu après sa sortie, la pièce fut plongée dans l’obscurité.

Entrant dans sa pièce, un plateau repas était posé sur la table, et l’attendaient avec lui; une soupe aux herbes, de la viande séchée tout comme un morceau de pain. Non loin, mais à côté de l’ensemble, une petite fiole sombre contenant une étiquette, et un petit bol. Le jeune homme s’installa, mangeant ce qui lui fut servi. Puis il se saisit de la fiole sur laquelle on pouvait lire " Bois moi! " et observa l’intérieur du bol. Dans ce dernier, une petite boule sphérique noirâtre à l’allure de gâteau ou de biscuit . Un " Mange moi! " fut découvert sur la papier l’enrobant.
Se doutant qu’il s’agissait là d’une facétie de Bradley, il avala les contenu.
La mixture liquide avait un goût âcre et un relent de ferraille lui parcourut le palais puis la gorge, accompagné par différentes herbes. Après observation, la sphère devait plus tenir du biscuit de pars ça texture croquante. Une petite note chocolatée masqua comme elle put l’âcreté de ce dernier.

Il se changea ensuite, reprenant sa tenue tâchée de son sang qu’il avait, sûrement à tort, délaissée ce matin.
Puis il alla s’allonger, attendant que quelqu’un passe où qu’il ne se fasse emporter par le sommeil. Après quelques minutes, la porte s’ouvrit et Yannick se redressa pour vérifier qui était l’arrivant, lançant un “oui?”. Juste un garde qui entra et débarrassa le tout avant de déposer quelque chose sur la table. Le saluant, il alla voir le papier sur lequel était indiqué: “Dans la salle d’entrainement quand tu lires ceci.”
Arquant un sourcil, il s’y rendit, croisant Graden dans le couloir. Ce dernier le regarda passer, relachant la fumée de son cigare tandis que le jeune homme lui fit sa salutation.

Dans la grande pièce, Bradley était attablé à l’endroit habituel et Yannick s’approcha en se tenant le bras.
- Vous vouliez me voir? demanda-t-il.
- Oui, pour ton bras. Je dois refaire un prélèvement. Installe toi.
Le jeune homme obtempéra, remontant la manche de son bras gauche tout en le plaçant sur la table, puis présenta une veine.
- As-tu des questions? S’enquit le comte tout en piquant afin de remplir deux fioles.
- Pas dans l’immédiat.
- La légère anémie risque de te …. donner quelques vertiges. Ne fais rien de trop éprouvant, cela va de soi. Bonne soirée.

Opinant à nouveau, Le chevalier parti. Mais, en passant la porte de la salle d’entrainement, il eut une légère chute de tension et du prendre appui contre le mur avant que le tout ne se calme. Sans plus d’encombre et sans croiser personne, il se dirigea vers sa chambre où il finit par tomber petit à petit dans le sommeil. Il se réveilla sous la lumière blanche allumée à son plafond. Une fois qu’il s’habitua à la lumière, il distingua un plateau repas déposé sur la table. Se levant, il alla manger, tentant par la même occasion de bouger vainement son bras. Du pain, des morceaux de fromages, des fruits secs et un café froid l’attendaient. Bien qu’inquiet pour son bras, il finit tranquillement ce qui lui était proposé. Puis, il s’installa sur le lit dans l’attente d’éventuel instruction. Le soldat passa, emportant le plateau, mais comme il ne laissa pas plus d’instructions, Yannnick se dirigea vers la bibliothèque.

Là, Aria Volgaren était installée à une table encombrée, plongée dans la lecture. Le jeune homme la salua puis se mit en quête des livres de la veille qu’il trouva d’ailleurs aisément. Il se posa à l’autre meuble en face de la cathare. Ayant pratiquement finit le petit traité sur l’élémancie, il s’attela d’abord à le terminer avant de passer au livre sur la technomancie.
“Si tenté que l’on respecte les lois de la physique et de la chimie, tout semble à portée de l’Homme. Pourtant… "
L’ensemble était relativement dense, lourd, peu accessible. Des dessins de mécanismes assez complexes illustraient les pages et accompagnaient parfois le texte, le tout dans un ensemble assez indigeste.
Ne comprenant rien, il referma le livre et rangea les livres. Aria, absorbée par sa lecture ne le remarqua pas s’absenter.

Il chercha ensuite quelques choses au sujet des coutumes de nobles dans l’idée de parfaire ses manières, mais aussi quelques ouvrages traitant de la famille Schrödinger. Il ne trouva qu’un livre avec un titre anglais:
“How to Pick Up Fair Maidens”
Ne sachant lire ceci, il le remit en place et retourna dans sa chambre, laissant la cathare à sa lecture.
En chemin, il croisa Graden allant vers la salle d’entrainement. Il le salua en passant tandis que le grand chevalier lui répondit d’un hochement de tête.
En chambre, Il usa de la petite bassine en bois, du savon et du gant de toilette pour se laver et passa le reste de la journée à se reposer, jouant à faire apparaitre une flamme de temps en temps dans sa main valide. On vint déposer ses repas et les rechercher, laissant découvrir fiole et biscuit âcres dans la soirée, avec un mot, le même que celui de la soirée précédente.

Néanmoins cette fois, en sortant de la chambre, il fut désorienté. Parvenant néanmoins à la salle d’entrainement, non sans hésiter quels couloirs emprunter, il salua le comte et se réinstalla comme la veille. Le même rituel s’en suivit, ainsi que les mêmes questions.
- Et bien… je demanderais bien pour mon bras, mais je suppose que vous n’êtes pas sûr pour lui? s’enquit le jeune homme.
- Ce sont, entres autres, les nerfs qui sont touchés. Ce n’est pas si simple et je n’ai pas que ce travail. Mais réjouis-toi, tu n’as pas d’infections.
- S’est toujours ça de gagné… et je suppose que je n’aurais rien à faire tant que cette question n’est pas réglée?
- Oh, tu voudrais faire quelque chose?
- J’ai cherché à lire hier et aujourd’hui… occuper ma journée… J’ai cherché sur l’élémancie et la technomancie… tantôt j’ai fini le premier mais le second… je ne suis pas fais pour. Donc si vous avez quoi que ce soit à me faire faire… ou de la lecture en attendant, annonça le jeune homme en haussant les épaules.
- Peut être oui. J’ai besoin d’ingrédients.
- De quelle sorte? Le jeune homme pencha la tête, cherchant à comprendre.
Des plantes, majoritairements. Le problème étant que mes recherches me demandent plus de temps. Et avec les événements récents, je ne peux pas envoyer du monde les chercher. Elles poussent dans la forêt d’Orochi. Mais s’aventurer hors des chemins n’est pas sûr, et encore moins sans un bras, tu penses t’en sortir?
- Me défendre avec un bras de moins… Je peux essayer… Le problème est que je ne m’y connais pas en plantes, déclara-t-il en se grattant la tête.
- Je te donnerai des dessins. Tu n’auras pas de peine à les reconnaitre.
- Alors comme ça je peux essayer. Besoin d’autres chose?
- Non. Je te conseil d’y aller demain matin, de nuit n’est vraiment pas la meilleur idée, sauf si tu as des tendances suicidaires.
- idéalement, je n’ai pas prévu de mourir. Cela sera fait. Se levant doucement il s’apprêtait à partir mais se retint pour demander si Shida allait bien.
- Elle est occupée, et moi aussi. Elle avait l’air d’aller bien.
Opinant avant de partir, il ajouta: “Bonne soirée, Comte.”
- Bonne soirée.

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Altharos

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